Accueil Date de création : 27/10/06 / Dernière mise à jour : 04/11/07 10:55 / 113 articles publiés
 

- 10 -  posté le mercredi 30 mai 2007 22:09

Blog de beggan : - [Sims] Look after yourself -, - 10 -
 

Et, ni une ni deux, je me mis à courir dans la rue, la démarche peu gracieuse. Mais à vrai dire je m'en moquais bien, la seule chose à laquelle je pensais c'était courir. Ce qui ne me posais pas de problème car j'avais toujours été une sportive, depuis mon enfance, préférant jouer au foot avec mon frère plutôt que de jouer à la poupée avec les filles du quartier...

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- 11 -  posté le jeudi 31 mai 2007 18:05

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Un peu plus tard, j'étais arrivée vers le centre ville, la ruelle était juste là, à quelques mètres de moi. Je commençais déjà à sentir une légère douleur me lancer dans le pied droit. M'enfin la douleur est une chose, il me suffisait de ne pas y penser et de marcher encore plus bizarrement que je ne le faisais déjà, avec le pied légèrement penché sur le coté de manière à se qu'il frotte le moins possible sur la lanière de la chaussure. Tout un procédé pour ces foutues chaussures ! Ce qu'il faut pas faire !!  

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- 12 -  posté le jeudi 31 mai 2007 18:08

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Arrivée devant la ruelle, je la trouvai plus étroite que dans mon souvenir. A vrai dire je ne l'avais empruntée qu'une seule et unique fois il y a quelque temps déjà. Mais c'était bien celle là, aucun doute, je venais de passer devant l'ancienne cafétéria ! Je m'engageais donc dans le petit chemin.

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- 13 -  posté le jeudi 31 mai 2007 18:09

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Soudain, je me figeai sur place : cet endroit était désert la plupart du temps, mais là, dans un coin, s'élevaient des éclats de voix.

Je m'avançai vers l'endroit d'où provenaient les bruits et tendis l'oreille juste par curiosité pour pouvoir saisir quelques brides de conversation.

- ... donc je n'ai pas le choix ?!

C'était la voix d'un homme, habillé sobrement avec un jean et une veste brune. Elle était remplie de colère mais on y sentait malgré tout un peu de peur, ce qui la rendait légèrement chevrotante. Le visage de l'individu me disait vaguement quelque chose, mais il m'était impossible de me souvenir quoi. L'homme qui lui faisait face enchaîna :

-Au contraire vous avez le choix : ou vous collaborez et vous me donnez tout de suite cette disquette, ou vous persistez à refuser et je vais devoir vous faire souffrir.

Au contraire de la première, la deuxième voix était glaciale et sûre d'elle. On n'y décelait aucun sentiment. Cette voix appartenait à un homme aux cheveux étonnement longs et à l'allure plutôt soignée.

 Le premier homme reprit la parole.

-C'est bien ce que je dis, renchérit-il. Je n'ai pas le choix, vous avez l'intention de me tuer n'est-ce pas ?! Un témoin comme moi, en vie, surtout pour une affaire comme celle-ci, ce serait mal vu !!

-Vous n'êtes pas si bête que ça après tout, vous avez raison, vous ne pouvez pas sortir vivant de cette histoire. Mais vous avez le choix de souffrir. Ou non. 

-J'ai encore ma dignité !! S'emporta le premier homme. Je préfère mourir en la gardant ! Je sais que vous allez me tuer et ensuite récupérer la disquette sur mon corps qui s'écroulera sûrement au sol dans quelques secondes. Mais si il y a une chose dont  je ne vous laisserai pas profiter, c'est bien ma dignité, je ne vous ferai pas ce plaisir !!

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- 14 -  posté le jeudi 31 mai 2007 18:14

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-Tu sais Andrew, commença le mystérieux homme.

Andrew ? Mais bon sang oui, sa tête me semblait familière mais je n'arrivais pas a mettre un nom sur son visage. Andrew Berkins célèbre journaliste plutôt connu dans le milieu. J'avais eu l'occasion de le rencontrer rapidement grâce à mon travail !

L'homme continua à s'adresser à Andrew :

-Etre à ma place est quelque chose de très jouissif. Une chose fascinante, en regardant dans les yeux de tes victimes tu arrives à déceler leur émotions, tu lis en elles. Toi comme tous les autres vous êtes rongés par la peur de mourir, vous vous accrochez à la vie avec le faible espoir que je change d'avis, mais je ne change JAMAIS d'avis. Vous pensez tous à ce que vous ne verrez jamais. Mais la mort est une chose qu'il ne faut pas redouter, tous tes soucis, dans quelques minutes ils auront disparu. Remercie moi, l'homme qui t'offre cette délivrance ! Tu vas pouvoir connaître le ciel, le Paradis ! Les seules personnes qui continueront à souffrir seront tes proches encore vivants, ceux qui te pleureront rongés par le chagrin. Mais peu importe le temps, ils finiront par oublier, par T'OUBLIER. Alors ne crains surtout pas la mort, vois la plutôt comme une chance...

         - Mais vous êtes complètement fou ! explosa Andrews. Si vous aimez tant la mort, allez la rejoindre mais laissez moi, laissez moi vivre ! Vous êtes rongé par la souffrance, on ne peut dire des paroles telles que les vôtres en étant heureux. Pourquoi ne mettez vous pas fin a vôtre vie plutôt que de supprimer celle des autres !!! La voie du journaliste devint tremblante, comme s'il allait fondre en larmes.Au contraire de lui, l'homme l'écoutait attentivement, patiemment avec un calme presque anormal étant données les circonstances.Il prit à son tour la parole :

         - Bravo, beau discours. Mais je ne mettrais pas fin à mes jours si c'est ce que vous attendez... J'ai souillé mon âme, j'ignore si j'en possède encore une. Je ne possède pas ma place au ciel, je suis condamné à errer en enfer.

L'homme dit ces phrases le regard dans le vide, fixant un point invisible, comme s'il s'adressait à une tierce personne et que ces paroles lui étaient destinées. Mais il revint rapidement à la réalité et enchaîna d'un ton dur et sévère :

- Pensez moi fou, je n'ai que faire de la parole d'un mort, pour moi vous n'êtes déjà plus de ce monde. Depuis que je vous parle j'ai déjà tant pressé mentalement la gâchette de mon arme, imaginant de quelle manière vous alliez mourir, que je deviens pressé de connaître la solution. Avez-vous une dernière requête à me soumettre avant la fin ?

 

 

 

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